Anamnèse de Salvatore Minni

4ème de couverture :

Marie, psychanalyste en proie à des cauchemars aussi sinistres que sanglants, tente de découvrir ce qui se cache derrière les images atroces qui l’assaillent chaque nuit. Qui est cette femme poignardée à mort qui l’implore ? Pourquoi lui demande-t-elle pardon ? Et quel est ce secret qu’elle ne veut plus entendre ? Dans sa descente en enfer, des secrets seront dévoilés, des masques tomberont et la vérité éclatera. Mais qui va en subir les conséquences ? Marie ? Sophie ? Luc ? Ou encore Jack Lee dont Marie est devenue l’obsession ? Plongez dans l’univers frissonnant et bouleversant de Salvatore Minni. N’oubliez jamais qui vous êtes…

Mon avis :

Salvatore sait jouer avec nos nerfs et construit psychologiquement ses personnages avec justesse.

C’est un thriller au top, avec un final inattendu.

Vérité ? Affabulation ?

J’avais beaucoup aimé Claustration, un peu moins celui-ci.

Ma note : 14 / 20

La ville des ânes de Pierre Belleville

4ème de couverture :

Du haut de sa tour écolo, un promoteur à succès a fait le grand saut. Qu’est-ce qui a tué Ange ? La malchance, les deux abrutis féroces qui le suivent à la trace, ou pourquoi pas la sublime Alice, son épouse parfaite ?
Aux quatre coins d’Asnières, le narrateur, discret notaire à l’humour pince-sans-rire et meilleur ami de la victime, va chercher des réponses. Mais jusqu’au dénouement, les pièges des amours interdites et les mystères du passé ne lui apporteront que de nouvelles questions.

Mon avis :

Franchement je suis navrée pour l’auteur, mais, malgré une bonne écriture, je me suis ennuyée. Je suis allée au bout de ma lecture, mais il n’y a que la mort du personnage principal, Ange Bastien, qui mérite d’être intéressante.

Ma note : 10 / 20

La Dame blanche de Denis Zott

4ème de couverture :

La Dame blanche. Fragile, fugitive et menacée. À moins qu’elle ne cache son jeu.
Et que la vraie menace, ce ne soit elle.

Elle ne devait jamais sortir. Dehors est un monde hostile, un danger permanent. Mais nul ne sait comment elle peut réagir.

Un étrange manoir dans l’Yonne qui abrite un terrible secret. Une recluse blonde au visage de geisha dont l’existence n’est connue que d’une poignée de personnes.

Lorsque, une nuit, un mystérieux commanditaire la fait enlever, rien ne se passe comme prévu.
Un accident à quelques kilomètres du point où elle doit être livrée, à Puech Begoù dans le Tarn, et c’est la fuite. Traquée par les chasseurs et les chiens de l’impitoyable Baron, le maire du village. Recherchée par les Renard, les ennemis jurés de Baron. La Dame blanche est livrée à elle-même alors que la contrée est cernée et que la famille de la jeune femme convoque des moyens d’envergure pour la retrouver.

Césaire, le domestique de Germaine Renard, craint qu’un vent mauvais ne souffle dans cette campagne tourmentée. Ce sera bien pire que ça. Personne dans la contrée n’oubliera jamais la Dame blanche.

Mon avis :

Lire un livre de ce auteur, découvert avec La chute du cafard, est toujours un plaisir, même si je n’ai pas trop accroché avec Maudite. Celui-ci m’a vraiment réconciliée avec lui.

L’enlèvement d’une toute jeune fille va déclencher une vague d’évènements sans précédent ! Un esclave noir qui nous touche beaucoup.
On avance de rebondissement en rebondissement dans un rythme effréné. Un final au top.

C’est un excellent suspense et une histoire parfaitement maîtrisée. J’ai vraiment énormément aimé. Bravo Denis.
Merci à Hugo Poche

Ma note : 19 / 20

Comme une tombe de Peter James

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4ème de couverture :

Lorsqu’il se réveille six pieds sous terre dans un cercueil avec du whisky, une lampe de poche, une revue érotique et un sérieux mal de crâne, Michael Harrison pense à une mauvaise blague. Très vite, il se remémore la soirée arrosée de la veille avec ses copains pour son enterrement de vie de garçon. Seulement les heures passent et personne ne vient le chercher…
A la surface, sa fiancée s’inquiète. A trois jours des noces, elle signale la disparition de Michael à Roy Grace, inspecteur aux méthodes peu conventionnelles, dans la ligne de mire de sa hiérarchie. Pour retrouver le futur époux il n’a qu’un seul indice : ses témoins. Mais leur camionnette est en pièces et aucun d’eux n’a survécu à l’accident…

Mon avis :

Une histoire palpitante, une véritable course contre la montre.

Voilà un excellent thriller, sans temps morts, qui m’a largement tenue en haleine, m’emmenant de suspense en suspense. Et un final très surprenant.

C’est très bien écrit, et un livre à dévorer sans modération. Vous ne connaissez pas ? Je vous le conseille vivement. Il est vraiment excellent !!!

Ma note : 19 / 20

Le loup des Cordeliers de Henri Loevenbruck

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4ème de couverture :

Mai 1789, un vent de révolte souffle sur Paris.

Gabriel Joly, jeune provincial ambitieux, monte à la capitale où il rêve de devenir le plus grand journaliste de son temps. un enquêteur déterminé à faire la lumière sur les mystères de cette période tourmentée.

Son premier défi : démasquer le Loup des Cordeliers, cet étrange justicier qui tient un loup en laisse et, la nuit, commet de sanglants assassinats pour protéger des femmes dans les rues de Paris…

Les investigations de Gabriel Joly le conduisent alors sur la route des grands acteurs de la Révolution qui commence : Danton, Desmoulins, Mirabeau, Robespierre, personnages dont on découvre l’ambition, le caractère, les plans secrets.

Alors que, le 14 juillet, un homme s’échappe discrètement de la Bastille, Gabriel Joly va-t-il découvrir l’identité véritable du Loup des Cordeliers, et mettre au jour l’un des plus grands complots de la Révolution française ?

Mon avis :

J’ai été un peu amusée en commençant cette lecture car je venait de terminer L’Espion des Tuileries de Jean-Christophe Portes, sans le faire exprès, et je me retrouve exactement dans la même période, sous un angle légèrement différent, tout en retrouvant les personnages historiques dans les deux livres.

Ce fut passionnant, addictif de par son écriture agréable, ses personnages et lieux historiques, dont le quartier des Cordeliers. On sent la documentation fortement fouillée et parfaitement détaillée.
Les meurtres vont s’enchaîner, et l’enquête se révéler captivante. J’y ai découverts, au fil des pages, le personnage féminin de Olympe de Gouge, que je ne connaissais pas, et que j’ai beaucoup aimé.  Je me suis véritablement régalée.
J’attends avec impatience la suite, car je suppose qu’il y en aura une…

Merci Henri Loevenbruck pour cette superbe lecture. Alors, comme pour Jean-Christophe, si vous êtes féru de cette période de notre histoire, foncez !!!

Ma note : 20 / 20

La Mule de Sandrine Durochat

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4ème de couverture :

Grenoble, octobre 2019
La Mule est en retard. Rien ne s’est passé comme prévu et Sadia, la petite pute de cité d’Échirolles, a bien morflé et puise dans ses dernières ressources pour faire face. Elle doit trouver une solution afin de sauver son frère et réchapper au clan Zerguit qui veut récupérer la cargaison et lui faire la peau. La lancée en pleine nuit dans une course folle, la jeune femme va affronter les caïds de sa banlieue, des flics chauffés à blanc et la pègre locale.

Mon avis :

Voici une petite histoire, courte et excellente. L’auteure sait manier les mots avec aisance.
Cette gamine est une prostituée, qui subit la violence et tente de survivre en faisant la mule pour un caïd de la pègre. Elle va se retrouver entre 2  clans et ne pourra compter que sur elle. Autour d’elle les morts d’enchaînent.
C’est une battante, une guerrière. Elle sort ses griffes au bon moment. Elle est déterminée et ira jusqu’au bout. Une gamine avec un sacré caractère !!!

L’écriture est incisive, précise et efficace, et les personnages sont bien travaillés.

Je félicite Sandrine Durochat pour cette première et la remercie aussi pour sa confiance.

Ma note : 17,5 / 20

Miracle de Solène Bakowski

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4ème de couverture :

Quel est le prix d’un miracle ?

La vie de Laure, vingt-et-un ans, s’écroule lorsqu’elle apprend qu’elle est atteinte d’une tumeur incurable au cerveau. Les médecins sont formels : la jeune femme est condamnée. Mais Laure est une battante, et grâce aux réseaux sociaux, récolte des fonds pour se lancer dans un projet fou : celui de traverser l’Atlantique en solitaire. Très vite, les internautes se prennent de passion pour cette jeune malade que d’aucuns voient comme une héroïne des temps modernes. Elle est invitée sur les plateaux de télévision, son périple est suivi sur YouTube par des centaines de milliers d’abonnés. Adulée, elle devient un symbole d’espoir et un modèle de courage. Dans sa course contre la montre, Laure pense avoir trouvé un sens à sa vie, mais une question parmi d’autres se pose : quel est le prix d’un miracle ?

Mon avis :

J’ai eu une lecture en demi teinte. Au vu des retours enthousiastes, je me suis attendue à du lourd, eh bien non !
Pendant les 2/3 du livre ce fut larmoyant, fastidieux, et j’avoue m’être ennuyée, parce que je n’aime pas les apitoiements et encore moins face à la maladie. Je me suis même demandée si je n’allais pas stopper ma lecture ! Et puis, non, j’ai continué, et j’ai bien fait parce que cette dernière partie, qui démarre vers la fin de la partie 2, a relevé un peu le niveau de lecture, et l’histoire a pris un tournant intéressant.

Une foule de personnages gravite autour de Laure, de près ou de loin, qui se partagent les réponses ping-pong sur les réseaux sociaux… Lionel, l’infirmier, qui est tombé fou amoureux de Laure, Micheline et son écriture très phonétique et genre charretier, Isabelle et Eric, les parents du petit Lucas, mort du cancer, et Doris, la sœur d’Isabelle qui nourrit une haine féroce à l’encontre de Laure, guérie miraculeusement de son propre cancer. Nous assistons à une apogée de cette jeune femme condamnée puis guérie miraculeusement, et sa descente aux enfers face aux réseaux sociaux.

J’ai par contre bien aimé la construction du livre.

Une leçon à tirer de tout cela, qui nous concerne tous :
Méfiez-vous des réseaux sociaux.
Les amitiés de nouent et se dénouent.
N’y racontez pas votre vie… il y aura toujours des personnes qui prendront plaisir à chercher à vous détruire… beaucoup d’entre nous en font encore l’amère expérience, même sans écrire notre vie !!!

Ma note : 11 / 20

Mauvaise main de Gilbert Gallerne

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4ème de couverture :

Une France profonde et noire où il ne fait pas bon s’aventurer…
Un véritable roman noir, une terreur familiale, un frère qui s’élève en patriarche.
Une écriture sèche et directe, un roman au cœur des forêts des Vosges, où la loi s’arrête après les premiers sapins.
« La lame vrombissait comme un essaim de guêpes en colère. Personne pour le chasser. Il avança. Chercha du regard un morceau de bois à lui offrir.
Les appels de sa mère se rapprochaient. Si elle le trouvait ici, il serait bon pour une fessée. Il devait se dépêcher. Là ! Près de l’établi, quelques planches. Une petite ferait l’affaire. Il se penchait sur le bois abandonné quand on le saisit sous les aisselles. Il serra les dents dans l’anticipation de l’impact sur ses fesses. Il n’y eut pas de claque. On le projeta en l’air, droit sur la lame qui hurlait sa faim. »
Quai des Orfèvres 2010 pour « Au pays des ombres »

Mon avis :

Eric et sa femme se rendent chez sa famille à lui, propriétaires d’une grosse scierie. Ils n’ont pas le choix, mais est-ce une bonne chose ? Elle rencontre Éléonore, la matriarche, Léo, l’aîné des frères qui règne en maître absolu et avec autorité, voire despotisme.
Suite à un accident à la scierie alors qu’il est petit, il porte une prothèse de sa main. Ce qui devait être joie va se transformer en cauchemar…

C’est un huit clos familial, sous couvert d’un lourd secret, rempli de rancunes. C’est très noir, violent. Les frères sont haïssables, femmes et enfants en totale soumission, terrorisés par Léo.
Une histoire de terroir profond qui se lit d’une traite.

Merci aux Editions French Pulp

Ma note : 16 / 20

L’affaire Creutzwald de Thierry Berlanda

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4ème de couverture :
Avril 2019, le brigadier Aurélie Deletraz trouve par hasard, dans une sous-pente du commissariat de Saint-Avold, un paquet de pages qui l’intrigue : le récit anonyme d’une enquête hors norme qu’elle avait menée cinq ans plus tôt, et qui avait abouti à un classement sans suite. Troublée, elle persuade Céline Dumouriez, ex-journaliste à l’Express sortant de cure de désintoxication, de reprendre discrètement les recherches sur les disparitions, en juin 2014, de personnes soi-disant évaporées dans une lumière surnaturelle… Ces phénomènes étaient-ils liés à l’assassinat d’Emmanuel Marchal ? Alice, qui allait se marier avec le jeune homme, était-elle victime d’hallucinations lorsqu’elle prétendait en avoir été témoin ? Pierre Orbain, industriel tyrannique condamné pour Le meurtre de Marchai, est-il la seule âme noire de cette histoire, ou bien est-ce quelqu’un d’autre, plus redoutable encore mais dissimulé, qui détient la vérité sur l’affaire Creutzwald ? Céline et Aurélie vont devoir faire taire leurs propres démons pour découvrir les traces de ce fantôme. Et pour l’affronter…

Mon avis :

« Il suffit d’être dans ce qui a été »
Si je devais ne retenir qu’une phrase pour ce livre, ce serait celle-ci

J’avais hâte de découvrir ce livre de mon ami Thierry Berlanda, et je le remercie infiniment.

Au premier abord on commence par une histoire au pays minier de Lorraine, dans le passé, où un phénomène d’éclairs intenses suivis de disparitions se mélangent.
Je me dis ok on entre dans du fantastique et … et mais non !!!

On aborde l’enquête au présent et on vit, on participe avec Aurélie et Céline à cette ancienne affaire que la policière a envoyé à la journaliste en toute discrétion. Le rythme de cette seconde partie s’accélère et tout s’enchaine sans temps morts.
C’est très bien écrit, simple et efficace. J’ai beaucoup aimé cette lecture et je dirais que c’est un roman à ne surtout pas rater !!!
Et alors le twist, parce qu’il faut que je vous dise … cette finale … jamais, non jamais je n’aurais pu imaginer cette fin … c’est grandiose !!!!!

Ma note pour ce genre, je dirais noir : 19/20